Deux espèces concentrent l’essentiel des interventions en Afrique de l’Ouest : la blatte germanique (Blattella germanica), petite et brun clair, exclusivement domestique, qui affectionne la chaleur et l’humidité des cuisines ; et la blatte américaine (Periplaneta americana), plus grande, étroitement liée aux réseaux d’assainissement et capable de circuler entre les étages d’un bâtiment via les gaines techniques. Toutes deux sont nocturnes : une observation en pleine journée n’est donc jamais anodine, elle indique généralement qu’une population est déjà bien installée et manque de refuges disponibles la nuit.
Le risque ne se limite pas à l’inconfort visuel. Les blattes circulent des canalisations et zones souillées vers les plans de travail et les denrées, agissant comme vecteurs mécaniques de bactéries. En restauration ou en agroalimentaire, une seule observation en zone de production suffit à générer une non-conformité lors d’un audit HACCP, sans même parler de l’impact d’une découverte par un client en salle. Leurs déjections et mues sont par ailleurs des allergènes reconnus, susceptibles d’aggraver l’asthme chez les personnes sensibles, et leurs oothèques, capables de contenir plusieurs dizaines d’œufs chacune, expliquent la rapidité d’une infestation.
Leur installation est favorisée par l’accès à l’eau — bien plus déterminant que l’accès à la nourriture pour leur survie —, la chaleur dégagée par les équipements (fours, groupes froids), et le stockage prolongé de cartons, qui offre à la fois abri et support de ponte. Les gaines techniques et les siphons mal entretenus constituent des voies de circulation entre les niveaux d’un bâtiment.
Ngoma Services traite ces infestations selon la méthode IERDM, présentée en détail sur notre page consacrée à la méthode IERDM : l’inspection identifie l’espèce en cause et ses zones de refuge, souvent invisibles sans démontage ; l’exclusion limite la circulation entre locaux et vers l’extérieur ; la restriction agit sur l’eau et les cachettes disponibles ; une intervention ciblée n’est engagée qu’après ce diagnostic. Un suivi documenté permet ensuite de confirmer l’efficacité du traitement dans la durée, un point souvent demandé lors des audits sanitaires.
Questions fréquentes
Une blatte aperçue en pleine journée est-elle un signe grave ?
Oui : les blattes sont nocturnes, donc en apercevoir en journée signale généralement une population déjà installée et à l’étroit dans ses refuges habituels.
Quelle différence entre blatte germanique et blatte américaine ?
La blatte germanique est petite et strictement domestique, concentrée en cuisine ; la blatte américaine est plus grande et liée aux réseaux d’assainissement, avec une activité renforcée par la chaleur et l’humidité.
L’eau est-elle vraiment plus déterminante que la nourriture pour ces insectes ?
Oui, une blatte germanique peut survivre plusieurs semaines sans manger mais rarement plus de quelques jours sans accès à l’eau, ce qui rend la suppression des points d’humidité prioritaire.
Le traitement est-il compatible avec une cuisine en activité ?
Oui, l’intervention selon la méthode IERDM s’adapte aux contraintes d’exploitation des zones sensibles comme les cuisines professionnelles.